Le magazine ”Challenges” a classé Puteaux parmi les villes bien gérées. La maire sortante s’est aussitôt empressée de reprendre ce classement à son compte. Qu’en est-il vraiment ?
L’hebdomadaire économique souligne lui-même les limites de son enquête : ”de bons maires peuvent laisser les caisses vides et de mauvais maires avoir des caisses pleines” !
La situation de Puteaux est en effet atypique : l’énorme taxe professionnelle de La Défense fait de nous l’une des villes les plus riches de France. Il n’est donc pas étonnant que ”Challenges” nous donne 3 étoiles pour notre niveau d’endettement : nous n’en avons pas et heureusement ! Notre commune dispose du même coup d’une marge de manoeuvre budgétaire considérable et d’un niveau de fiscalité relativement bas… encore que ce ne soit pas le plus bas : Courbevoisiens et Neuilléens payent moins d’impôts !
Le récent rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de Puteaux dresse une toute autre réalité.
Si la manne de La Défense nous permet de tout financer sans emprunter et même de nous constituer un ”trésor de guerre” de 228 millions d’euros, la Chambre régionale des comptes souligne que :
• Le placement de ces réserves est illégal : il n’est autorisé que dans la mesure où il a été employé d’abord à réduire la charge des impôts. Selon la Chambre régionale des comptes, nos impôts auraient dû diminuer de 25% ! Or, ils ont augmenté.
• Les dépenses de fonctionnement de la ville s’élèvent à 2.825 euros par habitant : deux fois plus que la moyenne nationale, et augmentent de plus de 5% par an,
• Nos comptes publics ne sont pas fiables : notre patrimoine est sous valorisé,
• Le niveau des charges en personnel est supérieur de 81% à la moyenne nationale et en constante augmentation (+ 6% par an).
• La gestion des ressources humaines est défaillante : recours important aux non titulaires, responsabilités éclatées, gestion prévisionnelle des carrières et des compétences insuffisante, connaissance incomplète des effectifs réels…
• L’organisation des achats est peu rationnelle, leur masse est très supérieure à la moyenne nationale (+ 160%), le délai de traitement des factures est trop long, le contrôle interne est insuffisant, des marchés sont passés sans respecter les règles et l’égalité des candidats, les procédures manquent de transparence.
• La maîtrise des marchés et des investissements est insuffisante : chantiers abandonnés alors qu’ils sont payés à plus de 90%, coûts non maîtrisés (la médiathèque qui est passée de 6 à 26 millions d’euros) et une mauvaise prévision des coûts d’exploitation (le déficit de la piscine a atteint 1 million d’euros en 2007).
Il est pourtant urgent de réellement bien gérer notre ville pour faire face à la hausse des charges à venir :
• Le transfert sur la ville de Puteaux d’une partie des coûts de gestion de la Défense,
• La réalisation sans cesse reculée des ZAC des Bergères et du Théâtre, qui ont pour objectif d’unifier Puteaux et de créer du logement et de l’emploi tertiaire,
• Le coût d’exploitation de nos ”palais” : quand on construit des équipements, il faut ensuite les faire vivre.
Avec Christophe GREBERT,
faisons de Puteaux
”une ville qui dépense mieux pour donner plus”.
DANS NOTRE PROGRAMME, NOUS NOUS ENGAGEONS :
• à faire face à cette évolution des charges, en engageant une politique de diversification de nos ressources,
• à établir une vraie politique de ressources humaines pour les employés municipaux,
• à mener une gestion rationnelle et à modérer notre train de vie,
• à stabiliser la pression fiscale
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