
Après les
longs travaux effectués rue Anatole France qui ont vu cette même rue purement et simplement condamnée à la circulation des véhicules motorisés, c’est maintenant au stationnement des deux roues (motos et scooters) que la municipalité de Puteaux s’attaque.
J'habite depuis ma naissance à Puteaux et j'y travaille. Plusieurs de mes collègues et moi-même avions pour habitude de stationner nos deux roues sur le trottoir, devant notre entreprise située rue Roque de Fillol. Cela n’avait l’air de gêner personne.
Or, depuis plusieurs jours, le service de surveillance municipale passe régulièrement dans la rue pour « avertir » que le stationnement des deux roues sur les trottoirs est interdit.
Cette semaine, la « mise en garde » est passée purement et simplement par la rédaction de PV pour les véhicules stationnés.
J’ai retrouvé sur mon deux roues (garé pour l’occasion sur une place de stationnement payante) un tract « Le trottoir appartient aux piétons » stipulant que la ville « offre » des places réservées aux deux roues et que le site internet de la ville en fait la liste. Je me suis donc rendu, curieux, sur le site de notre mairie pour découvrir cette fameuse liste. Cela n’a pas été une tâche aisée, tant ce site est brouillon et non professionnel (ce n’est que mon avis de consultant informatique), mais j’ai finalement trouvé :
La Municipalité propose des places motos dans les parkings suivant au tarif de 25 euros par mois :
- Godefroy : 35 places
- Hôtel de ville : 19 places
- Offenbach : 17 places
- Rouselle : 6 places
- De Dion Bouton : 4 places
- Saulnier Godefroy : 40 placesJe n’ai jamais fait d’études en urbanisme, mais on peut, avec un peu de bon sens, se rendre compte de l'aberration. Outre le fait d’aller plus vite dans les bouchons, les deux roues permettent à leurs utilisateurs de se garer facilement en prenant moins de place qu’une voiture. C’est bénéfique pour tout le monde : circulation fluidifiée et plus de stationnements disponibles pour les automobilistes. Rien que dans la rue Roque de Fillol, on peut aisément compter entre 15 et 20 deux roues stationnés sur les trottoirs. Etant aussi usager de ces mêmes trottoirs en tant que piéton, je n’ai jamais eu à me plaindre du manque de civisme d’un motard s’étant garé de manière aléatoire et bloquant la circulation piétonne.
Je doute que l’interdiction ne concerne que la rue Roque de fillol, je me pose donc la question suivante : où allons-nous nous garer ? La maigre centaine de places de parking mise à disposition par la mairie ne sera jamais suffisante (et je connais peu de motards prêts à se garer à 10 ou 15 minutes de marche).
A l’heure actuelle nous ne sommes pas verbalisés si nous stationnons sur un emplacement payant, mais quid de l’avenir ?
Quel serait le tarif d’un tel mode de stationnement ?
Tant de questions pour un problème qui n’en a jamais été un jusqu’à maintenant.
Qu'en pensez vous ?
Romain
(photo : Flickr)
Madame, Monsieur,
Depuis plus de 1978 je viens régulièrement sur Puteaux et depuis 10 ans j’y réside. J’ai vu évoluer cette ville tant sur la partie La Défense que centre ville. Depuis quelques années, le cœur de ville est enfin redevenu une priorité à l’égal du poumon économique de la ville qu’est La Défense.
Depuis peu je m’étonne d’une nouvelle politique de stationnement envers les deux roues motorisés. De nombreuses contraventions sont apposées sur des 2 roues qui, s’ils étaient sur Paris, n’auraient donné lieu à aucune contravention du fait du respect de la place laissée aux piétions (largeur de trottoirs), critère de tolérance communiqué et admis par la Mairie et la Préfecture de Police de Paris.
Comme vous le savez, le nombre de stationnements 2 roues est anecdotiques. Il y a un décalage énorme entre les places proposées et la réalité (avez vous procédé à un sondage urbain ?). Le meilleur exemple est celui face à l’église, proche de la Mairie. Moins de 10 places pour une trentaine de 2 roues sur cette zone chaque jour (garés sur le trottoir au passage) ! La politique de répression est, pour avoir discuté avec les agents municipaux, totalement incohérente et sujette à caution. La ville tolérant tels ou tels trottoirs mais pas un autre sans critères précis, sans indication pour les conducteurs. Visiblement le critère choisi est trottoirs neufs versus abîmés, les neufs étant interdits ! C’est absurde, dangereux pour les piétons et incompréhensible pour les conducteurs de 2 roues. Des critères rationnels sont pourtant évidents : la largeur du trottoir (pour laisser passer une poussette ou un fauteuil roulant), le respect des bâtiments (côté rue plutôt que côté habitation pour limiter la nuisance sonore), le respect des ouvrants (portes d'immeuble, de garage...), le respect des accès pompiers (pour information l'un d'entre eux était toléré pas votre police municipale).
Je rappelle que les conducteurs de 2 roues ne sont pas que des ados indisciplinés. Ce sont aussi des électeurs-consommateurs, qui de part leur autonomie sont vitaux pour les commerces de centre ville. Ces électeurs sont des consommateurs immédiats et récurrents qui participent à l’économie de la ville. S’ils ne peuvent plus se rendre dans cette ville, ils iront ailleurs ayant une liberté de mouvement avérée.
Aussi s'il est essentiel d’avoir une politique du « 2 roues » pour une ville, celle-ci doit se faire dans le respect de chacun : piétons, conducteurs de deux roues, commerçants.... A aucun moment il ne faut oublier que ces conducteurs sont aussi des électeurs, des résidents (propriétaires ou/et locataires) et qu’il est dangereux de faire une politique répressive arbitraire auprès d’une partie de ses concitoyens. Il serait dommage de voir sanctionner les décisions d'un conseil municipal pour cela. Je vous demande donc s’il est possible que vous suspendiez cette politique répressive, que vous lanciez un vrai débat constructif afin qu’une solution intelligente soit mise en place : une charte définissant les critères de tolérances, une politique de déploiement de zones de stationnement deux roues en surface car si les parkings sous-terrains peuvent être d’excellentes solutions pour les stationnements longues durées résidentiels (espaces privés réservés aux deux roues), le risque est trop grand pour les courtes durées car les revêtements sont glissants pour les deux roues ce qui n’incite pas les conducteurs à les utiliser. J'ai moi-même fait une chute dans un parking de ce type un jour de pluie quand je retirais le ticket alors que j'étais à l'arrêt. Faire de Puteaux une ville "remarquable" sur cet aspect ne pourrait qu'être profitable à son image de marque dans une région où les conducteurs de 2 roues sont nombreux. Il serait d'ailleurs souhaitable, si une telle charte était créée, qu'elle soit cosignés par une association de motard ou une mutuelle afin d'en faire une référence voir une "signature" à l'image des villes fleuries...
Vous remerciant par avance de prendre en considération mon courrier qui doit aujourd'hui être le reflet de nombreux concitoyens,
Bien sincèrement,
Christophe Lecomte
(photo : Flickr)